Vous aimez la cuisine chinoise ? C'est normal, c'est parce qu'elle baigne dans l'huile. Lorsqu'elle cuisine, notre Aiyi chinoise rajoute d'immenses quantités de gras
liquide, que nous devons commander par palettes entières.
Valérie Lemercier, Alain Chabat, les Nuls, l'Ecole du Fan, il y a bien bien longtemps.
Ouaip, y a rien à dire, ils ont la plus belle terrasse sur le Bund, mieux que le bar rouge, M on the Bund ou le New
Heights. La nourriture ne casse rien, mais les prix sont raisonnables pour un spot pareil (80 à 300 yuans un plat, soit 12 à 45 francs). Et si vous voulez prolonger la soirée, passez au club
branché Attica au même (11ème) étage, même vue, mais autre ambiance avec bar sur une terrasse "lunaire"...
Autre avantage, même pas besoin de réserver pour avoir une bonne table un vendredi soir. Sans doute dû à l'offre
immense et à la féroce concurrence qui règne dans le monde des établissements publics à Shanghai.
Update Bund : après avoir détruit l'autouroute suspendue qui offrait LA vue panoramique imprenable sur Pudong et
le Bund ...
... Zhong Shan Dong Road (le boulevard du Bund) a été transformé en immense piste à rouleau compresseur.
Les expats très moyens que sont les zauteurs de ce blog n'ont jamais compris pourquoi leurs hôtes leur proposaient toujours, en guise de boisson, de l'eau chaude, avec rien dedans. C'est peut-être sain selon la médecine chinoise. Mais, y a rien à dire, boire un verre d'eau
cuite, c'est comme se précipiter au robinet de l'évier de sa cuisine pour se désaltérer et ouvrir la manette d'eau chaude au lieu de celle d'eau froide : une erreur que l'on ne commet qu'une
fois.
Non, l'expat suisse boit de l'eau fraîche avec des bulles qui pétillent dedans, parce que l'eau plate c'est ennuyant à mourir. Nous venons de faire le plein dans l'unique magasin du coin (City) qui
en propose. La bouteille est à 1 francs 50 (ils n'ont pas la MBudget); mais c'est un verre par soir, pas plus, pour que ça tienne jusqu'à l'été.
Le bilan écologique du transport du Baden Wurtemberg jusqu'à Shanghai ? Lamentable, nous sommes au courant. Mais c'est compensé par le fait que tout le "Made in China", nous, on l'achète
directement sur place.
Ah, on allait oublier : impossible également de se passer d'une ration hebdomadaire de Nutella.
Shanghai c’est grand et ça bouge. Tout le temps. L’offre de restos, cafés, bars, clubs, spas, salons de massages et j’en passe... est tellement énorme qu’on a vite
fait d’abandonner et de retourner encore et toujours dans les mêmes endroits préférés.
Pour l’aventurier toujours à la recherche du dernier coin à la mode, pour l’étudiant fauché qui veut profiter des bons plans du moment, ou simplement pour celui qui cherche un vélo deuxième main,
je recommande de feuilleter les magazines suivants (en libre accès dans la plupart des cafés-restaurants occidentaux qui se respectent): That’s Shanghai (mensuel), Hint magazine (mensuel),
City Weekend (bi-mensuel), SH 8 days (hebdomadaire), Talk (mensuel), Adweekly (hebdomadaire) et enjoyclassifieds (hebdomadaire).
Le risque c’est qu’à force de passer tout ce temps à lire, il n’en reste plus pour sortir. C’est bête ça.
Et pour ne pas dépenser bêtement son argent, la carte Enjoy Shanghai et ses nombreuses offres et rabais partout.
Juste pour rire, un extrait de petite annonce dans enjoyclassifieds.
Pas mal non plus... il aurait mieux fait de faire corriger son texte avant celui-là !
Mais quelle horreur : cette grande folle de Céline Dion attaque le stade de Shanghai avec sa choucroute de tignasse. A
voir la promo, elle va nous rejouer l'extraterrestre déguisé en femme à la fin du film "Mars Attacks !" de Tim Burton. Ai bien aimé ce qu'en dit Camille en Chine.
Ambitieuse, cela dit, la Céline. Parce que le Stade de Shanghai c'est pas la salle des fêtes du Palais de Beaulieu, question capacité. Et puis, une fourchette de prix de 45 à 450 francs pour un
concert en plein air, c'est très cher dans une ville où le salaire mensuel moyen ne dépasse pas les 500 francs (et où la météo début avril n'est pas toujours clémente). Pas sûr que la communauté
expat' canadienne suffise à remplir les premiers rangs.
vuilleblog a dégoté pour vous le plan le plus glauque qui soit : manger la dinde de Noël au restaurant Hope Star, 2ème niveau de l'aérogare de Shanghai Pudong, avec vue sur les arrivées. Shanghai Pudong n'est vraiment pas réputé pour l'accueil de ses passagers (la situation va peut-être changer avec le doublement
des surfaces de l'aéroport). Malgré tout, le restaurant Hope Star espère faire le plein pour les fêtes. Il vous a concocté deux menus spéciaux à 269 et 319 yuans (39 et 46 francs environ). Une
fortune pour Shanghai ! Pour ce prix, vous vous offrez un plat dans un bon restaurant de Xintiandi ou du Bund, par exemple au M on the Bund, avec une vue et un cadre
autrement plus intéressants. C'est vraiment pas l'offre qui manque à Shanghai (à tel point, d'ailleurs, que vuilleblog a depuis longtemps renoncé à commenter les gargotes fréquentées par les
vuille, faute de temps).
Bon, notez que l'avantage avec ce plan, c'est d'avoir un bon prétexte d'emprunter le train à sustentation magnétique
pour s'y rendre à 431 km/h.
Notre héro national, numéro 1 du tennis mondial, a mangé à Shanghai de la viande espagnole très tendre tout le week-end : samedi c'était le numéro 2 Nadal, dimanche le numéro 6 Ferrer. Je vous mets
les morceaux qu'on voit pas à la télé puisque vous avez naturellement tous suivi le match sur la TSR.
Le problème avec les surdoués, les premiers de classe, c'est qu'à la fin, y a plus personne qui veut jouer avec eux (Friends, Première saison, quelque part très loin dans les années
nonante).
Avec toutes ces Mercedes Benz remportées à chaque Master, Roger pourra se recycler en concessionnaire de la marque, hein !
Dorénavant, chaque mercredi soir une semaine sur deux, c’est roller skate night en plein centre de Shanghai. Les Français l’ont inventé, les Chinois l’ont copié. Euh pas tout
à fait, c’est un Français qui a ramené ça dans ses bagages. Mais l’événement, en plein succès aujourd’hui, est principalement chinois (seuls une quinzaine de laowai présents dans la masse).
Imaginez la scène. Une soixantaine de personnes déboulent, cheveux dans le vent (sans casque quoi on n’est pas en Suisse!) dans les rues de Shanghai, au milieu des voitures, bus, vélos, motos,
charrettes et piétons. Impensable chez nous, mais tout à fait réalisable au pays où tout est possible. La troupe de bolides à 8 roues fait sa loi, même pas besoin de la police, qui du reste
interdirait ce genre d’événement si on lui demandait son avis. Non, voyant ces quelque 500 petites roues glisser dans la même direction, les voitures et autres obstacles mouvants sont bien obligés
de capituler et s’arrêtent. Et voilà. Bon j’avoue, on respecte quand même plus ou moins les feux, ça aide. A nous le bitume super lisse et extra plat des rues de Shanghai !!! (merci à l'organisateur, atomicskate)
Elles sont bien loin les sorties au Moulin à Danses "T'as la carte?" ou au Macumba, à Saint-Julien en Genevois, avec ses 58 pistes de danse. Difficile de comparer avec ce qui se fait actuellement à
l'Amnésia ou au D! Club. Mais c'est certain, il y a plus de choix et c'est plein tous les soirs. Ci-dessous, le G+ à Xintiandi.
Situé Yongfu Road 200 dans la concession française, ce qui fut successivement le consulat d'Angleterre, de Russie et du Vietnam accueille maintenant un restaurant de cuisine shanghaienne renommé.
Primé par Wallpaper en 2005, le vaste endroit (un corps principal, ses annexes et un magnifique parc) est propriété du YongFoo Elite club qui
se veut très select. Mais comme c'est vide tout le temps, pas de problème pour y passer boire le thé. Pour la nourriture, il faut déjà apprécier la cuisine shanghaienne avec ses intestins sautés de
porc ou ses langues et pattes de canards (il paraît cependant que le chef est réputé) ...
Si le style est un peu "chargé" (c'est le moins que l'on puisse dire), difficile de trouver un meilleur décor pour revivre le Shanghai des années 30 !
Et lorsque que l'on quitte l'enceinte de la demeure, le quartier privilégié des consulats vous préserve encore. Ou sommes-nous? Toujours à Shanghai? Ou quelque part dans une petite ville du sud de
la France?
Samedi soir, nous sommes allés voir à Pudong le spectacle Quidam des Canadiens du Cirque du Soleil, en première chinoise : Magnifique, avec des performances à couper le souffle et des sketches à pleurer de rire. Nous avons adoré vivre ce moment grandiose avec les spectateurs chinois, tellement expressifs. L'ambiance était incroyable !
La performance la plus spectaculaire, à notre avis, a été celle d'un homme soutenant en équilibre une femme dressée au dessus de lui, la tête en bas, les nuques comme seul point de contact (je ne sais pas si vous voyez le tableau), et exécutant parfaitement au ralenti depuis cette position une série de figures défiant les lois de la gravitation.
Quant aux sketches, l'acteur-animateur a fait monter des spectateurs chinois sur la scène pour une séance d'improvisation. Et là, c'était un vrai plaisir, car les Chinois, avec leur côté bon enfant, ont très bien joué le jeu. Le public n'en pouvait plus de rire et même moi j'ai bien cru que ma mâchoire allait y rester. Les deux Chinois à côté de moi ont d'ailleurs failli casser leur siège à forcer de sauter dessus d'excitation.
Moganshan road 50 (ou M50), dans le quartier sous la gare centrale de Shanghai, s'impose comme la place incontournable en matière d'art pictural à Shanghai. Des dizaines et des dizaines de galeries
se succèdent sur le terrain d'une usine désaffectée dans un paysage qui fait un peu penser à la vallée du Flon d'avant les multiplexes ciné à la noix.
Selon les acteurs de ce marché très particulier, les artistes chinois s'arrachent. Certaines oeuvres, comme le grand format ci-dessous du maître reconnu Liu Kuo-Sung, se vendent plusieurs centaines
de milliers d'euros.
Qui dit art, dit liberté d'expression et également contestation du régime, non ? Et bien à Moganshan, votre serviteur a trouvé quelques toiles qui devraient attirer l'attention des censeurs. Comme
cette série d'autoportraits de l'artiste avec papa Mao, ce sympathique dictateur sanguinaire qui figure sur les billets de banque chinois. Y a pas besoin d'avoir faire histoire de l'art à l'uni
pour capter le message.
Le bar le plus élevé de Chine (Hong Kong compris, mais sans Taïwan qui a son Taipei 101) s'appelle le Cloud Nine, situé au 87ème étage du gratte-ciel Jinmao de Lujiazui à Pudong, soit juste sous l'observatoire dudit, dans la partie hôtel Hyatt. Siroter un cocktail à cet endroit prend indiscutablement une autre
dimension.
Depuis le temps que je lui tourne autour, il fallait bien que je rentre une fois dans ce mammouth de stade de Shanghai
(80'000 places, le plus grand de Chine jusqu'aux J.O. de Beijing).
Ce soir, c'est le hongkongais Jacky Cheung qui nous a servi une ration de musique mielleuse qui colle aux oreilles (les Chinois sont très très romantiques). Alors que Yan Na semblait apprécier ...
... je ne suis pas parvenu a décrocher le regard de l'objet volant parfaitement identifié qui a survolé le stade durant tout le concert. Diantre, un dirigeable publicitaire "Goodyear". Jamais, je dis bien jamais, je n'ai vu d'aéronef privé traverser le ciel de Shanghai, un ciel
qui est sous le contrôle le plus strict de l'armée chinoise. Est-ce le signe que le gouvernement va bientôt l'ouvrir à l'aviation civile privée ? J'en connais chez Falcon-Dassault qui se frottent
les mains rien que d'y penser.
Encore une vue qui déchire ta race, depuis le bar de l'Hôtel 5 étoiles Le Royal Méridien dans le gratte-ciel Shimao (333 mètres, pour quelques mois encore le numéro 2 à Shanghai, achevé en 2006).
Xin Tian Di, que l'on peut traduire par nouveau paradis (sur terre), est un quartier d'architecture européenne du 19ème dans l'ancienne concession française, préservé des gratte-ciel car entièrement restauré et protégé par les autorités. Ce territoire héberge une multitude de restaurants et de bars branchés qui vous taxent au prix fort pour Shanghai, du style 30 euros le plat (comptez 120 euros pour deux personnes, avec le vin, dans les établissements présentés ici). Cher pour un pays où vous pouvez vous faire un repas gargantuesque pour seulement 5 euros. Mais équivalent aux prix des grandes villes occidentales pour des restaurants de cette classe.
TMSK
Visite de TMSK ou Tou Ming Si Kao qui signifie "penser en transparence" de Xin Tian Di. L'établissement au décor baroque est truffé de briques de verre transparentes à l'éclairage hi-tech intégré. L'ensemble du mobilier et de la vaisselle est fait sur mesure.
Superbe décor, éclairages tamisés à souhait, excellent tapis sonore alternant musique classique et lounge, couverts hors du commun, service raffiné. Une cuisine qui se veut créative au croisement des chemins italiens et chinois, mais qui n'est pas à la hauteur de ce qu'elle promet lors de sa dégustation.
Et, comme d'habitude, visite des lieux d'aisance, carte de visite d'un établissement. Ici aussi, ça vaut le détour. Voici le lotus évier à déclanchement automatique.
Enfin, encore quelques photos du musée-bar Liu Li Gong Fang également tenu (et dessiné j'imagine) par TMSK, situé juste à coté de Xin Tian Di, à l'ouest. Murs de briques de lumière, projections vidéo géantes sur table, pluie de cristaux.
Va Bene
Beaucoup moins tape à l'oeil que les créations du TMSK, style simple avec de belles nappes blanches. Pain italien délicieux, filet de saumon moelleux accompagné d'une petite sauce verte succulente. Excellents risotto aux champignons et tiramisu. Et ma première VRAIE sauce à salade italienne à Shanghai.
La chaîne de restaurants Shintori a ouvert deux établissements sur JuLu Road.
Au numéro 803, c'est japonais, allée de bambous à l'entrée, immense halle aux dimensions industrielles avec cuisine au milieu ouverte aux regards des
clients.
Prenez une soupe miso en entrée, deux ou trois plats principaux et exigez la glace au thé vert en dessert, ils savent vraiment bien la faire ici. Les prix sont déjà un peu plus élevés en moyenne
qu'ailleurs (7 à 20 euros le plat), mais la facture finale reste clairement inférieure aux prix suisses pour un restaurant de cette catégorie.
Enfin toilettes uniques (encore une fois) : ces messieurs font ça sur des grandes vitres qui donnent dans une cour intérieure...
Juste à côté, au numéro 805, c'est chinois et ambiance plus nightclubbing tamisée. Pour entrer, jeux de mains avec les lumières devant la porte.
Et pour finir une photo de la voiture-type de client chinois parquée devant ces établissements. Des pauvres, quoi !
J'ai adoré voir la préparation des plats au 803 : la cuisine c'est tellement plus facile quand tous les ingrédients ont déjà été coupés et préparés en coulisses !
Malheureusement, les dimensions du restaurant le rendent très bruyant et bonjour les courants d'air !
La catégorie "A table en Chine" devient "Sortir à Shanghai". En effet, pour le plus grand plaisir de Madame, Monsieur va être amené à sortir du 1105 pour découvrir les innombrables établissements
publics de la mégapole. Ci-dessous le Shintori de Yueyang Road qui propose de la cuisine chinoise "créative". D'autres restaurants Shintori de Shanghai proposent de la cuisine japonaise.
Réparti sur trois étages, l'établissement se la joue design jusqu'au bout. Entrée à l'aide d'un dispositif caché dans la sculpture géante, allées de bambous, éclairage minimaliste fait de points de
lumière et toilettes transformées en palais des glaces du Luna Park de la place Bellerive. Les prix sont inférieurs à ceux pratiqués en Suisse, en particulier pour les plats (2,5 euros l'entrée,
4,5 euros le plat principal, 30 euros la bouteille de Saint-Julien correct, 2,5 euros la bouteille d'Evian).
Question nourriture, j'ai aimé l'entrée de tofu saisi à l'extérieur et encore tendre à l'intérieur. La sauce de la partie salade de pommes de terres était
peu légère et le plat principal végétarien un peu fade. Le cabernet-sauvignon australien délicieux.