Le gratin suisse (dont les vuille ne font pas partie), participera ce samedi à Pudong à l'event d'inauguration du premier vol Swiss ralliant Shanghai à Zurich, qui est aussi le premier vol direct entre la Chine et la Suisse sans passer par un hub étranger. L'invitée d'honneur, qui risquera sa vie en prenant ce premier vol, est la grande Doris (vous savez, la troisième Conseillère fédérale, pas celle avec les mèches blanches, ni la Strumpf).


La succursale de Lufthansa décollera depuis le nouveau terminal 2 de Pudong. Un terminal 2 qui, hop, d'un coup vient de doubler la capacité du premier aéroport de Shanghai à 60 millions de passagers par an.







Samedi 10 mai 2008

ajouter un commentaire
Depuis l'attentat de lundi dans un bus de Shanghai (entre parenthèses: attentat toujours qualifié d'accident par les médias chinois), les mesures de sécurité dans le métro sont montées d'un cran. C'est vrai qu'il est plus rentable, pour un kamikaze ouïgour ou tibétain, de se faire sauter à l'heure de pointe dans une rame ou une station de métro, à People Square par exemple.

Dans chacune des 161 stations de la mégapole, les autorités ont posté derrière un bureau un ou deux assistants de police dont la mission est de contrôler le contenu des sacs suspects.


Plus efficaces, mais plus rares aussi, les contrôles par la brigade canine.


Il faut dire qu'ici on transporte tout et n'importe quoi dans le métro. Les petits opérateurs de courrier express ont d'ailleurs trouvé une manière assez astucieuse de réduire leurs frais de transport : comme la main-d'oeuvre bon marché ne manque jamais, un type reste dans le métro toute la journée pour prendre en charge, puis déplacer les colis, qui sont ensuite réceptionnés, par un autre individu, à la station de métro de destination par dessus le portique de sécurité. Frais de transport ? Seulement 3 yuans par jour pour le gars qui reste dans le métro. Tout ceci est illégal bien sûr, tout comme il est illégal de transporter des marchandises dangereuses. Regardez, c'est écrit sur le murs : on ne fume pas, on ne souille pas, on ne crache pas et, surtout, on ne transporte pas des objets explosifs ou facilement inflammables dans le métro.


Seulement, voilà, nous sommes en Chine. Et en Chine, la théorie est rarement mise en pratique.

Prenons l'exemple de cette bouche de métro que j'emprunte tous les jours. Afin de faciliter le déblayage des cadavres après un acte terroriste, les autorités avaient, dans leur grande sagesse, marqué le sol de belles lignes jaunes avec une interdiction de stationner. Voilà le marquage le premier jour ...


... et ce qu'il en reste le 6ème jour. Oh, c'est bête alors, on lit plus rien ! Bein alors, ça veut dire que c'est plus interdit de stationner, hein? Et si je donne une petite commission à l'assistant de police, on peut revenir parquer nos motos et faire tout notre petit commerce ? Ou bjien ?


Vendredi 9 mai 2008

ajouter un commentaire
undefined
La ligne numéro 6 (en rose sur la carte, 27 stations étalées sur 33 kilomètres, 1h10 de parcours aller simple)

Cette ligne file du nord au sud ouest du district de Pudong (la partie de la ville à l'est de la rivière Huangpu, un jour traversée à vélo par l'auteur de ce blog), en passant par le quartier de Lujiazui et ses gratte-ciel.

gig2_copy-1l6.jpg
Les rames de quatre wagons, de largeur très modeste, sont déjà prises d'assaut aux heures de pointe, les usagers devant en laisser passer jusqu'à deux ou trois avant de pouvoir monter.

J3264x2448-33.jpgJ3264x2448-121_2.jpg
La ligne 6 m'a permis d'explorer une zone au nord est de Shanghai que je ne connaissais pas encore, faite d'installations portuaires en mauvais état (le résultat de la concurrence du nouveau port en eaux profondes de Yanshan ?), de camions attendant leur chargement de containers et de nouveaux quartiers d'habitation en construction. La ligne numéro 6 devrait encore être prochainement prolongée de trois stations au sud ouest.

J3264x2448-42_2-copie-1.jpgJ3264x2448-43.jpgJ3264x2448-30.jpg




La ligne numéro 8 (en bleu sur la carte, 20 stations étalées sur 22 kilomètres, 47 minutes de parcours aller simple)

La ligne 8 décolle de la partie septentrionale du district de Yangpu (très pratique pour aller faire un tour dans le parc de Gong Qing), passe par People Square, continue sa descente vers le sud en passant sous la vieille ville et s'écrase quelque part dans ce qui devra être la zone réservée à l'exposition universelle 2010 à la noix. Une prolongation ultérieure de neuf stations vers le sud, pour croiser la ligne 6, est d'ores et déjà prévue.

gig2_copy-1l8.jpgIMG_0667.JPG
Ci-dessous le terminus nord de la ligne 8, avec à droite, la nouvelle cité de Jiangwan.

terminus8.jpg

La ligne numéro 9 (également en bleu sur la carte, 12 stations pour 29 kilomètres, 47 minutes de parcours aller simple)

gig2_copy-19.jpg
Pour l'instant, la ligne numéro 9 n'est qu'un TSOL géant de Shanghai : un TSOL parce que comme le tramway du sud ouest lausannois, cette ligne 1) est située dans le sud ouest de la ville et 2) dessert une université, celle de Songjiang dans le district du même nom. La ligne 9 permet également de rallier la zone touristique de Sheshan et sa "montagne" de 100 mètres d'altitude.

IMG_0782.JPG
Voilà à quoi ressemblent les habitations construites autour des campus de Songjiang.




Arrivé sur le site universitaire de Songjiang, l'étudiant optera pour un petit appartement de 65 mètres carrés (1 chambre, un salon, une salle de bain) à 630'000 yuans (60'000 euros) ...

IMG_0797.JPG
... plutôt que pour une maison individuelle de 398 m2 (5 chambres, 3 salons, 4 salles de bain) à 5'650'000 yuans (525'000 euros). Bigre, ça fait cher le mètre carré à plus d'une heure du centre de Shanghai !

IMG_0798.JPG
La ligne numéro 9 sera prochainement connectée au reste du réseau par l'arrêt de Yishan Road et les travaux sont en cours pour lui permettre de traverser le centre de Shanghai d'ouest en est jusqu'à Pudong, en passant par Xujiahui et Zhaojiabang road.
 
Vendredi 22 février 2008

ajouter un commentaire
Depuis le début de cette année, le métro shanghaien commence à être digne d'une mégapole.

metroc.jpg
Avant de parler des nouvelles lignes, voici un aperçu des améliorations des lignes "historiques", ci-dessous dans leur état à l'été 2006 :

newonold2.gif

- la ligne 1 - véritable colonne vertébrale haute fréquence (jusqu'à un train toutes les 3 minutes et huit wagons par rame) - a été prolongée de trois arrêts au nord, jusqu'à la station de Fujin Road.

- la ligne 2 a été prolongée à l'est de quatre arrêts jusqu'à la station de Songhong Road; à terme, l'objectif est  de rallier l'aéroport international de Hongqiao à l'ouest, et celui de Pudong à l'est. La fréquence de la ligne 2 est passée à une rame toutes les 3 minutes aux heures de pointe.

- la ligne 3 a été prolongée au nord de ... dix (10 !) arrêts, rien que ça. Les habitants du quartier de Jiangyang, à 20 km au nord de People Square, sont contents.

DSCF1825.JPG
Sur le trajet de la ligne 3 prolongée (à 2300 mètres à vol d'oiseau de sa plus proche station), le port de Baoshan, pour les départs en bateau sur l'île de Chong Ming.

baoshan.jpg

- la ligne 4 a vécu une révolution, au sens propre et au sens figuré, puisque que la boucle de 26 stations sur 33 kilomètres est enfin terminée. Ainsi, le visiteur peu s'offrir le tour de ville en métro, un peu comme à Tokyo avec la ligne JR Yamanote (sauf qu'à Shanghai seulement la moitié du parcours est aérien). La fréquence maximale est seulement d'une rame toutes les 5 minutes 30, sans doute parce que la ligne 4 partage les mêmes rails aériens que la ligne 3 sur la moitié est de son parcours. Avec cette nouvelle ligne circulaire, la question sur toutes les lèvres est bien entendu de savoir si le visiteur peut s'offrir un tour à l'oeil en entrant et en ressortant dans la même station. Bein c'est raté, ça vous coûtera 3 yuans, tout simplement parce que chaque entrée dans une station est facturée 3 yuans minimum (une chose que je ne savais pas encore).



- dans le même temps, et pour faire place à la nouvelle ligne 8 aux côtés des lignes 1 et 2, la station de People Square a subi un lifting bienvenu.

IMG_1062-copie-1.JPGIMG_0666.JPG
Cliquez sous ce lien pour en savoir plus sur les nouvelles lignes ...

Jeudi 21 février 2008

ajouter un commentaire
Diantre, cela ne s'améliore pas. Les internautes font exploser les statistiques de la webcam de vuilleblog, tentant d'attraper au passage des images de Chinois agonisant sous la neige. Encore raté, y a rien à voir à Shanghai !

Imaginez le tableau : vous êtes un Chinois originaire de Chengdu, loin au centre de la Chine. Employé dans une entreprise de Shanghai pour un salaire mensuel de 3000 yuans (300 euros), vous êtes parvenu à trouver un billet de train partant aujourd'hui, 29 janvier, pour rentrer voir votre famille à nouvel an. Les vacances officielles ne débutant que le 6 février, vous avez pris le reste de vos jours de congé pour partir plus tôt, pensant ainsi éviter la vague des départs. Vous n'avez pas encore pu acheter le billet du retour, parce que les billets ne sont mis en vente que dix jours avant la date du départ. Mais vous priez déjà le ciel pour trouver un billet vous assurant un retour au travail le 18 février. Sans cela, votre employeur vous mettra à l'amende en retenant 300 yuans (un dixième de votre salaire) par jour de retard...

Pour acheter votre billet aller-simple pour Chendu, vous avez dormi devant le bureau de vente pour être parmi les premiers à son ouverture le lendemain le 20 janvier, dix jours avant la date du départ. Malheureusement, la centaine d'autres points de vente de Shanghai avait déjà écoulé l'ensemble des billets lorsque ça a été votre tour d'être servi. Vous avez donc été réduit à l'achat de votre sésame au marché noir, pour 3 fois le prix officiel.

Manque de bol pour vous, TOUS les trains longue distance au départ de Shanghai ont été annulés pour cause de mauvais temps du 28 au 30 janvier. Impossible de trouver un autre billet pour la date du 31 janvier, par exemple, l'ensemble des places ayant été vendues il y a maintenant 8 jours. Vous êtes coincé à Shanghai, condamné à passer l'ensemble de vos vacances annuelles loin de votre famille. Le prix officiel de votre billet de train sera remboursé... mais pas la marge prise au passage par le vendeur au noir.

Une petite bataille de boules de neige pour passer votre rage ?

Imagedsw6.png
Aux grands maux les grands moyens : les vuille dormiront dans un hôtel de l'aéroport de Pudong la veille de leur départ pour leur nouvel an à dongfanghong. Comme ça pas le stress de chercher un taxi libre sur une route verglacée à 5 heures du matin.
Mardi 29 janvier 2008

ajouter un commentaire
Chaque année, à la période du nouvel an chinois, les expats se tirent dare-dare en Thaïlande, au Vietnam ou sur l'ïle de Hainan (que l'on peut visiter en couple ou en célibataire, l'expérience est alors tout à fait différente, semble-t-il). Et pour cause, à part subir le vacarme assourdissant d'une semaine de feux d'artifice, il n'y a tout simplement PLUS RIEN à faire en ville pendant le nouvel an.

A moins... à moins de se déguiser en Chinois, de trouver une famille d'adoption et de se mêler au long troupeau qui retourne chez papa-maman. C'est le pari FOU des vuille cette année !

Cette année, papa-maman d'adoption habitent Dongfanghong, dans la province du Heilongjiang, à 500 kilomètres à vol d'oiseau de Harbin, à l'extrême nord est de la Chine.

Si les billets d'avion Shanghai-Harbin peuvent facilement s'acheter en ligne (pas de problème de nom de famille trop long cette fois), pour les billets de train entre Harbin et Dongfanghong, c'est une autre paire de manches.

Car, en Chine, un billet de train 1) ça ne s'achète que 10 jours à l'avance, 2) ça ne s'achète que dans des bureaux dans la ville de départ ou de destination (et donc ni à Shanghai, ni sur Internet) et 3) ça se paie cash. Et, durant la période du nouvel an chinois, tous les billets s'écoulent 5 minutes après leur mise en vente.

Alors comment faire pour acheter en cash depuis Shanghai un billet vendu à Harbin ou à Dongfanghong, hein ? Et bien c'est très simple, il faut connaître dans la ville de Harbin un Chinois de confiance (débrouille ou disposant de bonnes relations pour trouver un billet, alors qu'officiellement il n'y en a plus) qui vous avance l'argent et dépose le billet à la réception de votre hôtel.

Ci-dessous, le bureau de vente de billets de la gare du sud de Shanghai. Les Chinois font la queue la veille pour être les premiers à l'ouverture. Appréciez la banderole annonçant que la vente de billets au marché noir sera sévèrement réprimée.

Imaged1w.png
Vendredi 25 janvier 2008

ajouter un commentaire
Après les Dongfeng, les 4X4 Jiangling Landwind et les berlines Brillance BS6, les Chinois se lancent dans la construction de véhicules dont l'exploitation, forcément chaotique, fera autrement plus de dégâts que l'écrabouillage d'un piéton de temps en temps, ou la décapitation des passagers par un capot mal conçu en cas de collision frontale. Voici, Mesdames et Messieurs, le Xiangfeng ARJ-21, avion de ligne chinois et fier de l'être. De belles omelettes en perspective lorsqu'il se prendra les pattes dans les gratte-ciel parce que l'altimètre aura été monté à l'envers !

20071221-342482-01.jpg
Alors, ingénieurs occidentaux, inquiets ? A quoi vont encore pouvoir servir les ingénieurs brésiliens de Embraer et ceux canadiens de Bombardier, maintenant que leur savoir-faire a été transmis aux Chinois ? Les ingénieurs chinois (qui sortent chaque année des universités par paquets de mille) auront-ils encore longtemps besoin de leurs tuteurs étrangers ?
Vendredi 21 décembre 2007

ajouter un commentaire
Remplacer cette verrue de Sony Ericcson P990i par un téléphone conçu pour des utilisateurs de type humain, tiens, un iPhone par exemple, un appareil qui s'écoule déjà à Shanghai bien que son lancement ne soit officiellement prévu qu'en 2008.

Reste encore à convaincre Madame vuille de l'impérative nécessité de cet achat (dessin de Nitrozac & Snaggy).

969.gif
Samedi 15 décembre 2007

ajouter un commentaire
Dans son édition électronique d'hier, le New York Times nous offre le 7ème article (déjà) sur le sujet de la pollution en Chine (voyez ici par exemple). Comme d'habitude, les nains Gollum de service à la censure ont brièvement rendu inaccessible l'article sur Shanghai (et ailleurs en Chine sans doute aussi).

Aujourd'hui, Keith Bradsher nous parle du principal pollueur sur route : le camion chinois (10 millions de verrues représentant un quart du parc automobile actuel), celui à la force duquel toute l'économie chinoise s'est faite et se fait aujourd'hui encore.  Déjà instantanément mortel pour tout piéton qu'il croiserait, le camion chinois, de marque Dongfeng en particulier, tue à petit feu les riverains des routes qu'il sillonne de nuit, parce que de jour les municipalités interdisent souvent sa circulation, comme pour cacher la pollution qu'il cause.

Y a pas besoin d'être scientifique pour remarquer que la fumée noire qui sort de l'arrière-train d'un Dongfeng n'est pas très saine à respirer.

Mais encore une fois, le plus flippant pour notre pauvre planète, ce sont les implacables termes de l'équation à laquelle les caciques de Beijing sont confrontés :

- ils doivent maintenir une croissance suffisante sans trop d'inflation pour faire progresser le niveau de vie de l'arrière-pays qui gronde d'instabilité;

- maintenir cette croissance sans inflation implique de vendre le diesel et l'essence au-dessous de son coût réel;

- ce qui a pour conséquence que le monopole Petrochina vend un diesel de mauvaise qualité, contenant jusqu'à 130 fois plus de souffre qu'aux USA;

- et toujours pour ne pas freiner la sacro-sainte croissance, la clique de Pékin n'impose pas l'achat de camions moins polluants, donc plus coûteux, aux transporteurs (la Chine introduit des camions moins polluants avec 5 ans de retard sur l'Europe en moyenne et chaque bestiole chinoise crache du souffre au rythme de 2000 particules par million contre 15 particules par million aux USA).

Mais que les occidentaux ne se voilent pas la face, cette équation est aussi la nôtre ! Qui voudrait d'une Chine instable qui explose comme l'ancien bloc de l'est ? Et qui voudrait acheter ses biens de consommation courante 10 fois plus cher parce que fabriqués à la Vallée de Joux et transportés sur rails CFF ?

Allez, bons achats de Noël à vous tous ! Et respirez profondément l'air sans particule de souffre qu'il vous reste encore !


Dimanche 9 décembre 2007

ajouter un commentaire
Tassés sur une petite île, les Japonais ont consenti à faire des sacrifices en matière de mètres carrés à disposition par tête de pipe pour le logement. En revanche, dans leurs déplacements en train, ils n’ont pas voulu renoncer à leur confort.

PICT0128-copie-1.JPG
Le Shinkansen est peut-être le plus performant, le plus sûr (aucun accident mortel à ce jour) et le plus ponctuel des systèmes ferroviaires au monde. Ci-dessus l'ancien modèle à droite et le nouveau “bec de canard” série 700 à gauche. Les cabines en classe économique font cinq sièges (nettement plus spacieux que la deuxième classe en Suisse) de large et le tout se déplace entre 240 et 275 km/h (300 km/h pour le Shinkansen série 700).

PICT0237.JPG
En comparaison, le TGV français fait pâle figure, même dans sa dernière mouture. Quant aux CFF suisses, qui a dit "Swissmetro" ? Et, euh, les Chinois, bein il faudra encore progresser encore un peu (même s'il est vrai que les derniers "Bullet Trains" ont une certaine prestance). Appréciez l’espace à disposition, on peut même pivoter les sièges de 180 degrés !

PICT0134.JPGPICT0136.JPGImage-1-copie-4.jpg
Mais ce confort, cette ponctualité et cette vitesse ont un prix : 110 francs pour effectuer l’aller-simple entre Tokyo et Kyoto, soit 500 kilomètres. Pour les touristes de passage, l'aubaine consiste à acheter un Japan Railways pass AVANT d’arriver sur sol japonais (280 francs pour 7 jours d’accès presque intégral au réseau de Japan Railways).
Mercredi 7 novembre 2007

ajouter un commentaire
Ctrip est une agence de voyage chinoise en ligne offrant de bons prix sur les billets d'avion et... ayant des opératrices sachant "parler" l'anglais. Parce que les vuille ne s'essaient pas au chinois pour une opération pouvant s'avérer être, en Chine, aussi complexe que la réservation d'un billet d'avion.
 
   

Gros couac aujourd'hui : Ctrip nous informe que le nom et les prénoms de chaque passager figurant sur les billets d'avion ne doivent pas dépasser 28 caractères pour un vol international réservé chez eux. Donc impossible d'acheter ce billet d'avion bon marché auprès de Ctrip, parce que Madame vuille a commis l'erreur d'ajouter son nom de jeune fille à son nom de femme mariée.

Deux heures au téléphone plus tard, nous décidons d'utiliser le deuxième prénom de Madame vuille, plus court. A nos risques et périls, évidemment, car Ctrip n'est sûr de rien et ne peut absolument pas nous garantir que ce terrible subterfuge fonctionnera. Authentique, Ctrip nous demande de nous assurer nous-même que le billet pourra être utilisé à l'aéroport. Mais à quoi servent-ils donc ?

 


Evidemment, nos amis chinois, ça ne les gêne pas trop une limitation de 28 caractères : lorsqu'on porte un mot monosyllabique comme nom de famille et un (voire deux) mots monosyllabiques comme prénom(s), au total, on ne dépasse jamais les 12 caractères en translittération de notre alphabet (oui, parce que le système international utilise notre alphabet et n'a pas, encore?, intégré les idéogrammes chinois). Mais bonjour l'individualisation sur le passeport, puisque chaque nom (ou son) monosyllabique chinois correspond parfois à des dizaines d'idéogrammes chinois différents. Si l'on ajoute à cela les données biométriques qui permettent de distinguer Monsieur Wang de Monsieur Wang, comme ses yeux marron foncé et ses cheveux noirs, sûr qu'il est indispensable que Madame Vuille, grande blonde aux yeux bleus, inscrive impérativement l'ensemble de ses prénoms sur son billet pour garantir son identification à la douane de Shanghai.

Absurde système international de réservation des billets, certainement nivelé par le bas par la nécessité d'être compatible avec l'ensemble des pays de la planète.

Dire que dans le futur, c'est directement avec la caméra intégrée de son ordinateur portable que l'on entrera en ligne les données de son passeport (y compris votre photographie et vos données biométriques) par le scan d'un code barre.
 



passsss-copie-2.jpg
Mercredi 24 octobre 2007

ajouter un commentaire
Pour changer, au lieu de prendre l’avion, nous avons testé le train de nuit entre Shanghai et Pékin. Résultat: c’est moins cher, très ponctuel (départ à 1915, arrivée à 0645 en plein centre de Pékin, pour 1000 km de trajet à vol d'oiseau), relativement propre (on a même droit aux petites pantoufles d’hôtel), très moderne et finalement assez sympa. Et bien mieux que les lignes ordinaires.

Image-7.jpg
Ayant pris des couchettes à quatre (1000 yuans l’aller-retour), nous avions juste peur de ne pas réussir à nous endormir à cause de nos partenaires de wagon chinois. Nous avions donc prévu toute l’armada : tampons auriculaires, masque pour les yeux, pincettes pour le nez, iPod, etc. Finalement c’est nous qui avons dû retenir nos rires en regardant la série “Desperate Houswifes” pour ne pas déranger nos deux Chinois qui à 9 heures étaient déjà au lit et ronflaient joyeusement.

Image-8.jpg

Lundi 3 septembre 2007

ajouter un commentaire
Photolaboclub vient de nous envoyer les photos que nous avons prises en Chine.


Le trouble obsessionnel-compulsif de l'auteur de ce blog pour le Maglev en inquiète plus d'un. Aujourd'hui il remet ça avec la vidéo de son "atterrissage" à la gare de Longyang.

Lundi 23 juillet 2007

ajouter un commentaire
Les routeurs américains Cisco utilisés par Beijing pour appliquer les commandements du Gland Timoniais sur la saine culture de l'Internet, deviennent de plus en plus subtils.

On est passé du travail à la masse d'armes au fin ouvrage de broderie de Saint-Gall !

Jusqu'à peu en effet, la bande à Hu refusait l'accès à l'entier d'un site contenant des choses pas belles à lire pour les enfants de Mao.

Maintenant, pour prendre un exemple, le monde merveilleux de wikipedia (l'encyclopédie en ligne participative) s'ouvre enfin aux internautes chinois ...


... sauf que cliquer sur le lien contenant une information malsaine vous fait une belle erreur de chargement. Et ensuite, pour punir votre curiosité sans doute, l'accès à l'entier du site vous est à nouveau refusé. Pour une période limitée dans le temps toutefois, les censeurs pensant sans doute que c'est par un égarement passager que je souhaitais en savoir plus sur ce qui s'est vraiment passé à partir du 3 juin 1989 sur la Place Tiananmen.


L'étape suivante consistera à pouvoir biffer ou à corriger l'information malsaine à l'intérieur d'une page. Mieux encore, à modifier en temps réel le contenu d'une image. Un exemple avec ce festif défilé de tanks à Beijing à l'été 1989.

Avant :


Après :


Et ces putes d'ingénieurs américains chez Cisco seront trop heureux de développer la technologie. L'argent n'a pas d'odeur. Pour une liste complète des compagnies ricaines impliquées dans la "sécurité de l'Etat" chinois, cliquez ici.
Lundi 25 juin 2007

ajouter un commentaire
Raaaaahh, c'est pas encore ça ...

Mes hôtes ont beau organiser chaque année un salon de l'oTo et se targuer d'une progression fulgurante de leurs exportations (quand on part de zéro, l'exportation d'une seule unité, c'est déjà une progression fulgurante) projetant même un demi million d'unités pour 2007, il faut vraiment ne pas aimer la vie pour choisir délibérément de rouler dans une marque de voiture chinoise. Des marques chinoises à ne pas confondre avec les Audi ou des Passat tout ce qu'il y a de plus convenable entièrement fabriquées en Chine, mais sous contrôle et avec le savoir-faire allemands.


Cela fait plusieurs années déjà que les Chinois tentent de construire des ouatures tout seuls sous leurs propres marques en copiant la concurrence. En 2005 déjà, l'ADAC (Allgemeiner Deutscher Automobil-Club) avait massacré toute une famille de mannequins piégée dans un le modèle de 4X4 Jiangling Landwind. A lire les conclusions de l'ADAC, passer la deuxième vitesse sur cet engin revenait à accepter le risque de se faire décapiter par son capot au moindre choc frontal.


Mais les bricoleurs chinois n'en ont pas pour autant baissé les bras (la persévérance, parfois contre tout bon sens, est une qualité chinoise).

Et voilà qu'ils veulent maintenant écouler hors de leurs frontières des berlines au doux nom de "Brillance BS6". Un drôle de canard mal équipé offrant aucune option pour une facture plutôt salée de 23'000 euros. Mais le pire dans tout ça, c'est le résultat au crash-test, une misérable étoile sur cinq. Les images en disent plus que les mots.


Mercredi 20 juin 2007

ajouter un commentaire

Marre d'écouter le miel qui dégouline des stations de radio chinoises, avec tout ce blabla que c'est pas demain la veille qu'on va comprendre ce que ça veut dire ?



Heureusement, il y a la radio par Internet. Un clic de souris (sur Mac avec les effets Exposé et les Widgets c'est toujours plus élégant, évidemment) et hop couleur3 vous purge les escargots dans vos canaux auditifs.


Je sais, c'est pas nouveau comme news, mais, avec Skype, c'est sans doute le plus beau cadeau offert aux expatriés par Internet. Il fallait donc en parler encore une fois.
Samedi 16 juin 2007

ajouter un commentaire
L'avantage de régner sur 1,4 milliards de moutons ? Lorsque vous édictez une norme dans l'intérêt commun, elle est appliquée du jour au lendemain, dans un claquement de doigts.

Exemple aujourd'hui avec l'amende de 200 yuans introduite depuis le 1er juin qui sanctionne toute utilisation d'avertisseurs sonores à l'intérieur du périphérique externe de Shanghai. La différence, pour les oreilles des vuille, est impressionnante. On est passé du concert à qui a le plus gros aux rares solos étouffés. Ci-dessous aux heures de pointe à un carrefour, quel plaisir de pouvoir entendre enfin à nouveau les crissements des freins, le roulement des roues sur l'asphalte !


Le seul petit problème ? Vous avez bien lu, TOUT usage de klaxon est interdit... pourtant c'est bien pratique un avertisseur sonore lorsqu'un piéton ou un vélo se lance sous vos roues. Ach, c'est bête, les autorités n'ont pas pensé à ça. Ils auraient dû édicter une marche à suivre introduisant l'usage du rétroviseur et puis rappelant aux conducteurs que ça n'apporte rien de passer d'une voie à l'autre pour tenter d'avancer dans les bouchons.

Je ne suis pas devin, mais je pense que le nombre de décès sur les routes de Shanghai va prendre l'ascenseur. Chaque année, près de 1800 usagers passent de vie à trépas sur les routes de la mégapole, ce qui, il est vrai, n'est pas grand chose en comparaison du chiffre d'environ 100'000 tués sur le bitume par an dans tout le pays. Un pays où, hop là, 1107 personnes sont décédées d'un accident de la route rien que pendant le nouvel an chinois ...

Jeudi 7 juin 2007

ajouter un commentaire
La Gestapo chinoise fait des siennes.

Ce matin, en ma qualité de responsable d'une unité de travail étrangère (la traduction approximative du terme technique utilisé dans la documentation en question), j'ai reçu une invitation à remplir dans les trente jours une dizaine de pages de questionnaires en chinois relatifs à l'utilisation d'Internet de mon unité, en priant d'indiquer les coordonnées de tous les responsables et de tous les utilisateurs, ainsi que de conserver enregistré tout trafic pendant 60 jours, pour garantir une délation subséquente.

La mafia au pouvoir serre donc encore la vis, comme demandé par le grand Timoniais dans son discours du mois de janvier ! Et sous le prétexte habituel de la "stabilité de la société" et de la lutte contre "un usage malsain de l'Internet", tout le monde est prié de se déshabiller et d'avouer à l'avance ses mauvaises intentions de surf.

En bon Suisse, j'ai donné la suite qu'il convient à la requête des autorités, naturellement.



Mercredi 30 mai 2007

ajouter un commentaire
Attention, attention, malgré une manif des opposants en plein centre de Shanghai en janvier 2008, le projet semble toujours être sur les rails.

Ouah !

Je ne l'aurais jamais cru ! Selon les infos du Shanghaidaily, les pétitionnaires contre la prolongation du Maglev (voir l'article du 24 mars avec sa simulation de parcours totalement exclusive) auraient peut-être gagné une première manche : le projet du nouveau parcours, qui réduisait la distance de sécurité de 300 mètres à 150 mètres, est suspendu. Je ne sais pas ce qu'il en est des ordres d'évacuation des immeubles sur le tracé.

Résultat obtenu par les pétitionnaires ? Le joujou ne sera très probablement pas terminé pour l'Expo 2010 de Shanghai... Enorme comme conséquence pour une ville qui axe tout son développement sur cette fichue Expo 2010 !

Pourtant, c'est étrange, le site des pétitionnaires n'est partiellement plus accessible depuis ici aujourd'hui... C'est confirmé, la censure chink a encore agi : le site est visible depuis des pays libres comme la Suisse (voir ci-dessous une impression d'écran envoyée par un contact à Lôzane).


Donner raison d'une main pour censurer de l'autre ? Ce pays est décidément plein de surprises...
Lundi 28 mai 2007

ajouter un commentaire
Selon mes informations, le ciel chinois ne sera ouvert à l'aviation civile, hors aviation de ligne, sous le plafond des 3000 mètres qu'en 2010 seulement. Actuellement, impossible de décoller de la Blécherette locale (qui n'existe d'ailleurs pas...) sans demander préalablement des autorisations aux autorités militaires, ce qui rend pratiquement tout vol impossible. Le vol libre semble même être très délicat pour les services publics (y a pas de REGA chinoise) ou les forces de l'ordre hors armée, comme la police. Toujours selon mes infos, la police de Shanghai viendrait seulement de prendre la décision de commander quatre Eurocopters pour surveiller la mégapole "d'ici à 2010".

Sachant ce qui précède, quelqu'un peut m'expliquer comment le marchand de pneus Goodyear s'y est pris pour obtenir l'autorisation de survoler le centre de Shanghai depuis bientôt deux semaines? J'ai vu sa banane au stade de Shanghai, au salon de l'auto et ce soir pour la fête du 1er mai sur les tours Grand Gateway (voir au pied de l'article).

Mais j'y pense ! Bien sûr ! Goodyear a obtenu son autorisation après avoir offert au chef de la police militaire (WJ en rouge sur la plaque), que j'avais croisé en janvier dernier, la porsche Cayenne qui va avec les pneumatiques Goodyear !



 
Mardi 1 mai 2007

ajouter un commentaire
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus