The longest Night in Shanghai (Ye. Shanghai) est un film qui nous raconte la rencontre à Shanghai d'un styliste japonais et d'UNE chauffeur de taxi (ça existe, mais c'est rare). Le réalisateur Zhang Yibai nous offre un rare panorama des autoroutes de Shanghai depuis le toit d'un taxi (difficile à réaliser soi-même), en particulier l'arrivée panoramique sur le Bund (tout à la fin de l'extrait), le truc à ne pas rater à Shanghai; hélas, mille fois hélas, depuis, la route a été détruite pour un nième projet routier de tunnel sous la rivière Huangpu. C'est donc presque un document d'archives.


Et parce que Shanghai est une ville de contrastes, Zhang Yibai nous montre aussi les rues de la concession française. Bon, pour être honnête, on ne peut jouir d'un tel calme qu'aux petites heures du matin.



Le taxi est de la compagnie orange Qiangsheng. Mais, une fois à Shanghai, ne choisissez pas cette compagnie en espérant tomber sur la même chauffeur de taxi, Wicki Zhaomei est actrice de cinéma dans la vraie vie.


Samedi 12 avril 2008

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Il y a quelques temps, les vuille on visité le Taihu Great Learning Center sur le lac Tai, non loin de Suzhou, à une heure de voiture à l'ouest du centre de Shanghai. L'établissement entend faire bénéficier les enfants des méthodes d'enseignement dernier cri, le tout dans un cadre "naturel" (voir ci-dessous). Pour l'instant, l'endroit n'est ouvert que pour les camps d'été, au mois de juillet. Les enfants étrangers sont les bienvenus, c'est 500 euros la semaine.


Dans les salles de cours, les salles de méditation et leurs corridors, c'est bois précieux à tous les étages ...


... et les enfants dorment dans des maisonnettes individuelles "de style canadien".


Mais en guise de cadre naturel... les enfants n'auront droit qu'aux environs du lac Tai (taihu), gravement pollué par une cyanobactérie, qui a rendu l'eau impropre à la consommation et infestée d'algues. Dans sa série d'articles sur l'état environnemental en Chine, le New York Times a fait état de cette pollution et de la manière dont a été traité l'activiste Wu Lihong, qui l'a dénoncée : trois ans de prison pour avoir dérangé les autorités locales avec ses dénonciations d'usines polluantes.


Lisez ci-dessous comme, en 2001, les autorités locales avaient soigneusement préparé la visite du premier ministre Wen Jiabao, en remplaçant l'eau des étangs, en remplissant ceux-ci de poissons et en installant des pêcheurs souriants sur le parcours officiel...


Un bien joli cadre "naturel" pour ces gosses de riches.

Cerise sur le gâteau, ces petits privilégiés dormiront à 50 mètres de véritables barques de familles de pauvres, dont les enfants n'ont tout simplement pas le droit d'aller à l'école publique : conséquence directe de la politique de l'enfant unique.





Mercredi 2 avril 2008

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Du vieux pour vivre, dans la concession française (en plein centre de Shanghai) ...

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... et du neuf pour bosser, à Luijiazui (dans le district de Pudong)

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Jeudi 13 mars 2008

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Une gouille de verdure entourée de gratte-ciel, comme si vous y étiez.

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Mercredi 12 mars 2008

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Il n'y a pas qu'en sous-sol que ça bouge, avec la construction des métros. En surface également, Shanghai construit ses gratte-ciel de bureaux à grande vitesse.

Zone particulièrement érectile : Lujiazui, le quartier de la finance dans le district de Pudong, qui accueille notamment le Jinmao (421 mètres, 88 étages) et le Shanghai World Financial Center (492 mètres, 101 étages), à ce jour deuxième plus haut gratte-ciel au monde, après le Taipei 101 sur l'île de Taiwan (qui est "en principe" également chinoise).

Comparons les photos (prises depuis le Jinmao) début 2006 et deux ans plus tard, début 2008.

Commençons par le nord de Lujiazui, au nord du parc du même nom. En février 2006, de gauche à droite la Bank of China (252 mètres, 46 étages), les Bocom Financial Towers sur lesquels Tom Pouce a joué à l'élastique (265 mètres, 52 étages), la Bank of Shanghai (252 mètres, 46 étages) et l'inachevée tour Merryland.

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Deux ans plus tard, la tour Merryland (200 mètres, 41 étages) est terminée et on lui a collé la Development Tower (265 mètres, 53 étages), ainsi que la Jasper Tower (220 mètres, 48 étages).

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A l'ouest cette fois (ci-dessous). En 2006, sont seules visibles les fondations de la Hopson International Tower (180 mètres), entre la tour Aurora et l'hôtel Shangri-La.

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En 2008, la Hopson International Tower (en haut à gauche de la photo ci-dessous) est achevée. En outre, la construction de la première tour de l'International Finance Center (One IFC, qui abritera un Ritz-Carlton et la banque HSBC) est bien avancée.

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Une fois fini, l'ensemble IFC de Shanghai (deux tours comme l'IFC de Hong Kong) aura cette allure. Je ne sais pas s'ils vont faire comme à Hong Kong en mettant une piscine sur le toit d'un hôtel adjacent.

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Au sud, Shanghai va planter le "Shanghai Center". C'est sobre comme nom pour un gratte-ciel qui fera 580 mètres de hauteur pour 118 étages. Ce monstre sera terminé en 2010 (pour l'expo 2010 à la noix), sur la parcelle juste à côté des gratte-ciel Jinmao et Shanghai International Financial Center (photo ci-dessous). Comme s'il n'y avait déjà pas assez de pression à cet endroit sur le sol sablonneux de Pudong !

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Et voici à quoi devrait ressembler le monstre.

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Et à l'est ? Ben, à l'est, rien de nouveau.

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Mardi 11 mars 2008

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Dongfanghong est un hameau de 50'000 habitants, situé aux confins du nord est de la Chine. Plus loin, tu peux pas.

Voici la rue principale de Dongfanghong, pas très animée en cette période de nouvel an. Et puis qui voudrait battre le pavé par - 15 degrés, je vous le demande ?

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Et voici une ruelle secondaire.

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Et, enfin, la production locale de taxis. Des tricycles, les Dongfanghongais préférant renoncer à une roue pour réduire les coûts de production.

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Si les Dongfanghongais ont en principe l'électricité, l'eau chaude ne circule plus dans les canalisations pour des questions d'économie d'énergie. Monsieur et Madame tout le monde se lavent donc dans des bains publics, une fois par semaine, la crasse tenant chaud. Appréciez la couche de plastique dans la baignoire des bains publics, pour garantir que les germes ne passent pas entre Dongfanghongais.

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La Grande Chine de Mao avait envoyé ses paysans reprendre ces terres lointaines, mais fertiles, des mains des Russes et des Japonais. Aujourd'hui, les forêts exploitées à outrance sont dévastées et la région dépend d'un approvisionnement régulier en charbon pour se chauffer et s'éclairer. Tous les jeunes ont quitté la ville depuis longtemps, et c'est un nouvel an avec des vieux qui attendait les vuille.
Mercredi 6 février 2008

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Etape à Harbin, capitale de la province du Heilongjiang de 4,6 millions d'habitants en zone urbaine, décrite dans les guides comme l'une des plus belles villes de Chine... Mwarf, mouais. A part l'église orthodoxe russe Sainte Sophie et quelques autres vestiges d'architecture européenne, ces perles sont surtout ternies par plein de grosses verrues et de gratte-ciel à l'abandon, comme on en trouve dans beaucoup d'autres villes de "seconde" catégorie, par quoi j'entends des villes de moins de 10 millions d'habitants (Hangzhou, Nankin, Guilin et j'en passe).

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Harbin, c'est avant tout un congélateur géant affichant -15 degrés de température en moyenne hivernale. Et qu'est-ce qu'on trouve dans un congélateur géant ? Bein des glaces, pardi ! De tous les parfums ! Attends, doit même y avoir encore de la glace au benzène quelque part.

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Et pis aussi des grosses tourtes glacées, de toutes les formes.

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Sculptures sur neige, sculptures sur glace, ces dernières sont de loin les plus impressionnantes (regardez-moi cette descente des murs de l'Acropole en bob). Surtout si l'on considère les moyens utilisés pour éclairer la glace de l'intérieur. Là où votre geek de service aurait espéré de la technologie LED basse tension, nos amis de Harbin mettent de bons vieux néons tout ce qu'il y a de plus ordinaire, avec des fils dénudés qui dépassent ! Bonjour les court-jus au printemps !

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Dimanche 3 février 2008

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Cette année, les vuille passent le nouvel an chinois dans une famille d'accueil à Dongfanghong.

Dongfanghong c'est un bled de 50'000 habitants situé à 500 kilomètres à vol d'oiseau au nord-est de Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, elle-même située à 1700 kilomètres à vol d'oiseau au nord de Shanghai. Difficile de trouver endroit habité plus au nord est de la Chine.

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La province, de 38 millions d'habitants, porte le nom du fleuve Heilongjiang (littéralement fleuve du dragon noir) séparant au nord la Chine de la Russie, un fleuve plus connu de par chez nous sous le nom de Fleuve Amour ("Amur" qui veut dire boueux en bouriate, rien à voir avec son homophone français). Le fleuve fut le théâtre de nombreux incidents frontaliers sino-soviétiques à la fin des années 60, incidents qui, heureusement, n'ont pas dégénéré en un affrontement direct entre les deux camarades communistes.

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Dongfanghong est située à une centaine de kilomètres de la ville russe de Dal'nerecensk, traversée par le fameux train Transsibérien. Plutôt que de rentrer à Shanghai, les vuille auront donc le choix de revenir sur Moscou ou de partir se faire un bain de pieds à Vladivostok.

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Samedi 26 janvier 2008

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Lors de la soirée diapos après un retour de bol d'air en Suisse, nos zamis chinois nous posent toujours la même question : "Mais où qu'ils sont passés les gens sur les photos ?".

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En effet, pour un Chinois, une rue du centre un samedi, ça ressemble en général à la sortie du Paléo lorsqu'il pleut des cordes à la fin du concert sur la Grande scène.

Jeudi 27 décembre 2007

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Dans la même veine que les cartes postales de Lausanne (ici, et encore ), voici des images de l'enclave italo-russe de Crans-Montana, quelque part dans la réserve naturelle du Valais, en banlieue de Lausanne (sur la gauche en montant le sentier valaisan).

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Devant un tel panorama, tout bon Suisse qui se respecte entonne spontanément l'hymne national et court se préparer une raclette vaudoise.

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Mardi 25 décembre 2007

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Les Japonais vivent donc entassés sur une île.  Et le phénomène n'épargne pas les maisons de luxe, comme dans le quartier chicos de Ginza (littéralement yinzuo en chinois, soit siège d'argent ou un truc comme ça) qui en a la plus grande concentration au monde. Même les plus riches doivent réduire leur surface au sol à un carré de mouchoir.

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Voici la maigre bâtisse réservée à la marque Audemars Piguet dans le coin.

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Hayek père et fils ont eu une idée originale pour les marques du groupe Swatch : un ascenseur par marque, qui décole depuis la base de leur boutique. Swatch est au sous-sol, évidemment.
 

Mardi 13 novembre 2007

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- Les gens dans la rue et les agents de police sont très gentils. A tout moment, nous avons reçu de l’aide, même sans la demander. Bon faut dire qu’on devait vraiment avoir l’air désespérés... essayez de lire un plan dans des rues sans nom (sont pas fort pour la signalétique les Japonais).


- Les femmes sont souvent très sophistiquées. Des mèches de cheveux parfaitement colorées et brushées aux chaussures à talon aiguille de 10 cm en passant par des ongles french manucurés avec quantité de brillants et autres gadgets : tout est réfléchi (ça change de la femme shanghaienne). Le maquillage est souvent très classe, bien qu’excessif. La tenue est parfois un peu trop sexy (ça ne passerait pas bien à Saint-François un samedi matin...). Et dans chaque sac à main se cache l’accessoire obligatoire: un miroir “de poche” aux dimensions 15x15 cm pour retoucher son maquillage et sa mise en pli tout au long de la journée.

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- Nombreuses sont les personnes d’un certain âge exerçant encore leur métier. Beaucoup de conducteurs de taxi, d’assistants de trafic (pour le moindre trou dans la rue, ils vous mettent deux assistants de trafic) et d’ouvriers ont en moyenne une septantaine d’années.

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- On a beau savoir, avant d'arriver au Japon, que les Japonais souffrent de la gadgetomanie aiguë mais là, c’est autre chose de le voir. Dans tous les domaines (informatique, électronique, cosmétique, cuisine, papeterie et j’en passe) vous trouvez tout. A devenir fous. Et endettés en plus.
Lundi 12 novembre 2007

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Au Japon, contrairement à la Chine, les WC sont propres, partout. Et pas besoin d’apporter son papier. Les modèles les plus modernes ont même, en plus des jets divers et de la musique d’ambiance, un bouton pour diffuser du déodorant.

Le trottoir est nettoyé au jet, même s’il n’est pas sale. Les marchandises en vente sont régulièrement dépoussiérées et on vous essuie la bouteille d’eau achetée avant de vous la donner.

Les sols des hôtels-ryokans (traditionnel japonais) et capsules hôtels sont interdits aux chaussures: il faut laisser ces dernières au vestiaire et enfiler des pantoufles avant d’entrer. Dans les toilettes, il faut chausser les pantoufles spéciales WC.


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Attention à ne pas mélanger: débarquer dans la salle à manger tatami en yukata (robe de chambre traditionnelle dans laquelle il est d’usage de se promener à l’intérieur du ryokan) et pantoufles spéciales WC risquerait de créer un incident diplomatique.

Avant de manger, il est fortement recommandé de se laver les mains. Même dans le plus simple des petits cafés, on vous apporte toujours un verre d’eau glacée (?) et LA fameuse serviette humide pour nettoyer vos menottes.

Avant d’entrer dans un onsen (bain chaud public) il est obligatoire de se laver avec savon des pieds à la tête, cheveux compris. J’ai même vu des râpes pour les pieds à disposition dans chaque douche.

Un peu maniaques les Japonais?


Réponse de Monsieur vuille à Madame vuille : en tous les cas, ça confirme que les Nippons sont toujours plus propres que la Chine.
Dimanche 11 novembre 2007

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Les croyants japonais sont à la fois fidèles au shintoïsme (de ShenDao en chinois, soit "la voie des Dieux") et au bouddhisme. Le shintoïsme est la religion pour le monde présent qui gère les naissances, les mariages et le succès dans les affaires, et le bouddhisme s'occupe de la suite, soit notamment des funérailles. On parle de temple bouddhiste et de sanctuaire shinto.

Ci-dessous l'immense temple de Chion-in avec sa porte massive et son corps principal, puis celui de Kiyomizu-dera, tous deux à Kyoto.

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Ci-dessous d'autres temples et sanctuaires à Nikko, non loin de Tokyo.

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Le tout servi dans un bain tiède, sous un incendie de feuilles d'automne ...

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... avec une tasse de thé vert.

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Vendredi 9 novembre 2007

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Une surface constructible limitée combinée à une faible densité de gratte-ciel dignes de ce nom ont fait exploser les prix de l'immobilier, contraignant les Japonais à vivre sur une surface très réduite. A moins de dépenser une fortune, les touristes également doivent se contenter de peu.

Les hôtels à capsules

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Imaginez des grands dortoirs à lits superposés, comme nous en avons tous connu lors des colonies de vacances. Rajoutez des cabines en plastique autour de chaque lit et mettez une télévision dedans. Bravo, vous venez d’inventer le concept du Capsule Inn japonais !

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Initialement créé pour les hommes d’affaires ayant raté leur dernier train, c’est le logement le meilleur marché au Japon. Décollage de la capsule entre 17 heures (check-in) et 10 heures du matin (check-out). Prix unique pour sarcophage avec télé et climatisation : 30 francs par personne. 18 capsules par étage sur 10 étages : prévoir un délai d’attente aux douches communes durant les heures de pointe.


Les Ryokan

Les Ryokan sont des hôtels traditionnels japonais. Tapissés de tatamis, certains offrent un dîner et un petit-déjeuner traditionnel, ainsi qu'un accès à des bains de source d'eau chaude, les Onsen. Attention, ça devient plus cher. Comptez 150 francs par personne pour la totale.

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Les hôtels pour Hobbits

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Vous savez, les Hobbits sont ces petites créatures dans la trilogie du Seigneur des Agneaux (à moins que ce ne soit le silence des Anneaux, je ne sais plus). Propres, pas trop chers (moins de 100 francs la nuit pour une chambre), les hôtels pour Hobbits ont contraint les vuille à se plier en quatre.

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Lundi 5 novembre 2007

Le quartier de Akihabara, ou Akiba, c’est la mecque de l’informatique (pour les fans de nouvelles technologies, soit les otaku) et des bandes dessinées japonaises (les manga).

Côté informatique, il n’y a rien à dire, l’offre est énorme. Mais les prix sont trop souvent dans la même fourchette que ceux suisses. Bref, Tokyo Akihabara n’offre finalement pas beaucoup plus d’intérêt que Shanghai Xujiahui.

Akiba a pour principal intérêt d’être la vitrine de l’univers des manga, et de tout l’étrange marché qui va avec. Enfermés dans une société aux codes de conduite rigides, les Japonais semblent en effet rêver une deuxième vie, totalement déjantée, à travers leurs manga.

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A Akiba, vous verrez des jeunes filles, en uniforme d’élève (jupe courte, mi-bas et couettes) ou de soubrette, poser le dimanche après-midi dans la rue pour des nuées de fans, mâles sans exception.

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Les jeunes filles photographiées incarnent les (très) jeunes héroïnes que l’on retrouve dessinées dans les manga, dont nombre, les sukebe manga, sont érotiques voire carrément pornographiques (par ici nul besoin de passer derrière un rideau dans l’arrière-boutique d’un tabac pour y accéder).

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Quelle image de la femme japonaise les manga, si largement diffusés, donnent-ils aux hommes japonais ? Qu’en pensent les vraies élèves, contraintes de porter le même uniforme ? Et leurs parents ?

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Dimanche 4 novembre 2007

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"La Chine est grande, les Nippons sont petits", telle est l'affirmation ânonnée à tue-tête par des générations de Chinois, une affirmation que l'on retrouve dans les manuels d'apprentissage de la langue. A l'aune des vuille, les deux devraient en principe être plus petits en Asie. Mais il fallait tout de même aller vérifier sur place.

Direction Tokyo, donc.

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Sous son verni d'hospitalité (affichée dans toute les langues à l'aéroport international de Narita), le Japon a peur des étrangers. Une peur qui prend la forme de mesures de fichage biométrique systématique à l'arrivée dans le pays : prise d'empreintes digitales et photographie pour tous les étrangers. Blocher devrait venir faire un stage (quoique, quoique, l'UDC bernoise vient de demander un test ADN pour les étrangers souhaitant être au bénéfice d'un regroupement familial en Suisse).

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En revanche, question durée du séjour en touriste, pas de problème lorsqu'on est Suisse : Berne a négocié la possibilité de rester 6 mois sans aucune formalité administrative préalable à l'entrée sur sol japonais (visa de 90 jours que l'on peut prolonger de 90 jours à son expiration).

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Bon, maintenant qu'on est au Japon, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir y faire, hein?

Vendredi 2 novembre 2007

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Samedi 13 octobre 2007

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La pension d'un monastère pour nonnes étant complète, l'une d'entre elles a bien voulu nous céder sa couche pour une nuit, moyennant rétribution (50 yuans par personne, tout de même).

Trois lits-banquettes durs comme de la pierre dans une pièce aux dimensions modestes, accrochée dans la montagne, à plus de 4000 mètres d'altitude. Le froid sec de la nuit étoilée perçait les carreaux de la chambrette. Et le site n'offrait ni eau courante, ni lieu d'aisance prédéfini.

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Mais le plus intéressant, peut-être, ce sont les photos du 14ème Dalaï Lama qui ornaient les murs de la chambre de la nonne. Totalement interdit sous le régime de l'envahisseur chinois ! Afficher son allégeance au chef spirituel sécessioniste est une infraction pénale grave. Du reste, chaque moine et chaque nonne doit officiellement s'engager par écrit à rejeter son influence spirituelle.

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Mercredi 10 octobre 2007

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Arrivés directement en avion de Shanghai, nos organismes, qui manquent de globules rouges, supportent difficilement les 3700 mètres de différence d'altitude. Mal de crâne qui décompresse, maux de ventre et souffle court de petit vieux au programme (conseil: prenez des médicaments tibétains contre le mal de l'altitude 10 jours avant de partir, ça aide). Impossible de poursuivre plus haut et plus loin avant de s'acclimater quelques jours. L'occasion de visiter les ruelles du circuit de pèlerinage de Barkhor, autour du temple Jokhang (sous ce lien la même place le 14 mars 2008 après des émeutes ayant fait des dizaines de morts). C'est très joli. Surtout avec tous ces petits drapeaux chinois, qui rappellent aux Tibétains qu'ils ne sont plus chez eux.


Lhasa, c'est aussi des librairies révisionnistes (ou, pour être plus modéré dans mes propos : des librairies qui exposent la version officielle chinoise). Si dessous, la version anglaise qui explique, sans rire, que le Tibet a été libéré de manière pacifique ("peaceful liberation of Tibet"). Si tuer 1,2 millions de Tibétains, en réduire 100'000 à l'exil et détruire la plupart de l'héritage culturel tibétain est un acte pacifique, alors Mao est décidemment un grand homme qui méritait plus le prix nobel de la paix que le 14ème Dalaï Lama.


Plus loin, le guide révisionniste nous justifie le déplacement massif de Chinois pour occuper le pays conquis : les Tibétains n'avaient pas le niveau requis pour moderniser le pays. J'ai tout compris : Les Chinois ont donc aidé ces idiots de Tibétains en envahissant leur pays ! Plus que d'une "libération pacifique", il s'agissait en fait d'une expédition humanitaire ! J'en ai les larmes aux yeux.
Lundi 8 octobre 2007

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