- En ce samedi 29 mars 2008, dernier jour d'une visite sous surveillance de diplomates étrangers à Lhasa (après une visite également sous surveillance de journalistes triés sur le volet), la
situation aurait à nouveau dégénéré dans le centre de la capitale du Tibet.
C'est du moins ce qu'annonce Radio
Free Asia sur son site. En tous les cas, quelque chose de grave a dû se produire, puisque Pékin a imposé à tous les opérateurs téléphoniques de la région du Tibet la diffusion de sms à leurs
abonnés, annonçant que la situation était sous contrôle et qu'il ne fallait pas écouter les bêtises racontées par les médias étrangers. La propagande par sms, au moins, ça a l'avantage d'être assez
bref et concis.
- Pour se refaire une virginité,
les autorités chinks ont escorté une poignée de diplomates à Lhasa, histoire de prouver
au monde libre que
la version officielle chinoise sur les émeutes du 14
mars c'est la vérité vraiment vraie. Ci-dessous la photo d'un diplomate brit taillant une bavette avec le Tibétain Zhukang Tubdan Kezhub, vice-président du CPPCC, en français le Comité régional
tibétain de la Conférence politique consultative du Peuple chinois. Zhukang Tubdan Kezhub préside également aux destinées du CTPPPEOPE, le Club des Tibétains Pistonnés par Pékin Pour Embobiner
l'Opinion Publique Etrangère. C'est certain, l'initiative RP chinoise va changer la donne et radicalement changer
le point
de vue biaisé des médias occidentaux.
-
Reporter sans frontières nous parle du nième prisonnier politique condamné à cinq ans de prison pour
"incitation à la subversion du pouvoir de l'Etat" (prétexte fourre-tout standardisé pour les gêneurs,
Hujia y a aussi goûté). Et il
rappelle la longue liste des autres prisonniers politiques dans la même situation.
- Après avoir perturbé la cérémonie d'allumage de la se torche olympique en Graisse avec ses menottes,
Reporters sans
frontières propose le port du badge "Liberté" (Zi You) lors des Jieaux. Le message d'opposition se dilue en politiquement correct pour mieux passer la censure. Moi, je propose de pousser le
bouchon encore plus loin, en adoptant carrément le slogan officiel "One World, One Dream". A coup sûr, les officiels chinois y verront une provocation, tant il est peu probable que les esprits
aiguisés occidentaux avalent bêtement les âneries marketing chinks.